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Après la coupe du monde, «les jeux olympiques»

Cette nouvelle édition des« Street Child Games » pourrait être intitulée Rio 2. Non pas en référence au film d’animation de Carlos Saldanha mais parce que des enfants de la rue s’y rencontreront de nouveaux, après la coupe du monde des enfants des rues à Rio.

© Photo: Akeza

J’étais présente à la conférence de presse sur ces jeux. Invitée par l’association New Generation qui encadre ces enfants de la rue. J’étais à la fois émue et perdue dans cette « cacophonie » de mots et de termes qui me semblaient parfois « incompatibles ». Entre jeux olympiques et les enfants de la rue, il n’y a visiblement aucun lien.

A la découverte des Street Child Games

Des jeux olympiques pour les enfants de la rue? Cela m’intriguait. D’autant plus que les disciplines des « Street Child Games » sont pratiquement les mêmes que celles des Jeux Olympiques : le 100m, le 400m relais, le 800m, le marathon, le saut en longueur, en hauteur, le lancer du disque,…etc.

Il m’a fallu un déclic. Et ma culture du cinéma burundais m’a remis sur la bonne piste. Je connaissais déjà l’histoire de la belle aventure des enfants de la rue du Burundi en coupe du monde de football grâce au film The Springboard.

En 2014, l’équipe des enfants de la rue du Burundi a remporté une médaille d’argent. Une nouvelle opportunité de montrer leur talent s’offre à ces enfants. 4 jeunes athlètes ont été sélectionnés pour représenter le Burundi.

A quelques heures de leur voyage, ils étaient beaux et fiers de représenter leur pays. En les regardant, je sentais leur excitation intérieure qui transparaissait dans leurs yeux et leur fébrilité dissimulée dans des mouvements calculés. Je me sentais fière d’eux.

Un message fort à faire passer

Ces jeunes seront porteurs d’un message pendant ces jeux : #JeSuisCitoyen. Dieudonné Nahimana, représentant de l’ONG New Generation explique pourquoi ils ont choisi ce message : «  Nous voulons demander à ce que les enfants de la rue soient facilités pour avoir des cartes d’identités et de profiter des droits civiques qui leur sont dus. ».

Cela avait déjà commencé à travers un projet appelé « Girizina » (aies un nom). Egalement ancien enfant de la rue, Innocent Bigirimana sillonne Bujumbura à la rencontre d’enfants vivant dans la rue pour connaitre leur histoire et les aider à obtenir des papiers d’identité.

Ils reviennent de loin. Aujourd’hui, ils parlent de voyage et de futurs projets pour aider les autres enfants des rues. « Tant qu’il y a la vie, il y a de l’espoir », je n’en doute pas. Ramenez-nous des médailles !

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