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Vive la crise au Burundi!

C’est le cri d’un enfant qui, depuis la crise, a vu de gros changements dans sa  maison. La bloggeuse Louise Riziki qui l’a rencontré partage sa joie. Ne dit-on pas que « le malheur des uns fait le bonheur des autres » ?

© Photo: Source

Il est 16 heures, chez ma tante. Malheureusement personne n’est là sauf la cadette. Une fillette d’environ 6 ans  qui vient de se réveiller avec ses beaux yeux, un sourire rayonnant. Embrassades, éclats de rire, tout y est pour agrémenter  la fin de l’après-midi. Je suis étonnée : c’est une enfant qui est toujours triste, inquiète et timide normalement. Ses parents sont au bord du divorce. Aujourd’hui c’est elle qui m’accueille. Après quelques minutes, je lui fais savoir que je dois partir vue la situation sécuritaire du pays. Hélas, elle respire profondément et se met à sourire comme pour annoncer une bonne nouvelle. Elle me chuchote innocemment : « tu sais que j’aimerais que cette situation continue à jamais !». Je n’en crois pas mes oreilles. Je lui demande si ce que je viens d’entendre est ce qu’elle vient de dire réellement! Elle me répond avec toute  son énergie : « oui, j’aimerais que cette situation perdure. A jamais ! ».

Je suis abasourdie. Je me demande quelle mouche l’a piqué pour qu’elle se réjouisse autant de ce qui se passe dans le pays. Je ne sais pas quoi lui répondre et elle finit par ajouter : « tu sais quoi ? Depuis que les manifestations ont commencé, papa rentre tôt à la maison, on peut discuter ensemble. Chose qu’on n’a jamais faite ici. On peut regarder la télé ensemble, maman peut téléphoner papa pour savoir si tout vas bien et vice versa. Papa ne frappe plus maman. Il ne nous crie plus dessus. C’est ce qu’il nous fallait dans notre foyer ».

Je reste époustouflée par le raisonnement de la fillette. Je retiens mes larmes.  Au fond de moi, je me demande : faut-il vraiment toujours un évènement malheureux pour que nous soyons unis ?

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Les commentaires récents (2)

  1. Vous allez m’excuser avec des mots sans accent mon portable est en anglais.

    En vrais dire,cette situation nous a apris comment vivre avec des gens,la fillette a raison de parler comme ca,il y a encore une maman qui m’a meme parler que depuit le debit de la crise elle a connue que,le stocage des vivres est tres necessaire.elle se prevoit chaque jours que la guerre peut s’eclater,mais d’autres qui dit que pendant cette crise ils ont beneficie.mais la majoritaire des burundais n’aiment pas cette situation

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