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Burundi : Ne laissons pas la lutte aux groupes armés !

Selon le blogueur Jimmy Kagabo (pseudo) pour en finir avec cette crise qui secoue le Burundi depuis des mois, les partisans de la non-violence doivent s ‘activer. Explications.

© Photo: Source

Depuis que le mouvement de contestation contre le troisième mandat a été réprimé dans le sang, une partie de l’opposition a basculé dans la lutte armée. Deux mouvements armés font beaucoup parler d’eux ces jours-ci : Forebu et RedTabara. Ils frappent de manière sporadique les forces de police et l’armée.

En parallèle, la communauté internationale essaie de privilégier la médiation. Les partisans de la non-violence, eux, semblent être les grands absents. C’est la « majorité silencieuse ». Nous sommes nombreux à penser, en silence, que la violence ne réglera pas cette crise. Les groupes armés d’aujourd’hui sont à l’image des groupes armés des décennies passées : ils peuvent réussir à s’imposer et accéder ainsi  au pouvoir. Mais ils ne feront pas avancer la démocratie car la violence estson ennemi.

 L’histoire a montré que ceux qui prennent le pouvoir par la force l’exercent par la force. Les exemples ne sont pas loin : Nkurunziza au Burundi, Kagamé au Rwanda, Kabila père et fils en RDC. Tous ces régimes ont pris le pouvoir grâce aux armes et ils appuient jusqu’à présent leur pouvoir sur la force militaire et/ou policière. Ils ont combattu des régimes dictatoriaux pour perpétuer le même système.

Solution

Pour couper court à ce cycle de violence, il faut que les partisans de la lutte non violente sortent de leur silence et fassent entendre leur voix.Le professeur André Guichaoua le dit bien dans son article Heurs et malheurs du « modèle burundais » :

« Les Burundais – qui ont depuis des mois fait preuve d’un courage, d’une constance et d’une maîtrise exceptionnels pour contenir la dérive guerrière et en affronter les conséquences dramatiques – n’ont guère d’autre choix que d’imposer eux-mêmes aux armes de se taire. Il faut pour cela que les forces de paix puissent à nouveau s’exprimer et que leur parole soit audible. C’est à elles d’imposer l’ouverture de négociations pour rétablir et enrichir le « modèle burundais » ».

Pour qu’il y ait un régime démocratique, même après Nkurunziza, il faudra que les démocrates, partisans de la lutte non violente, soient plus nombreux, plus forts, et plus actifs.  La plus grande erreur des démocrates burundais serait de se reposer et de laisser le terrain aux groupes armés.

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