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Les liaisons dangereuses

« Dans les ligala, on peut apprendre beaucoup. Mais, comme c’est une réunion de jeunes, il y a peu d’expérience. »

Au Burkina Faso, au Niger ou au Mali, cela s’appelle le « grain ». Au Burundi, on parle plutôt de « ligala ». Ces fameux lieux de rencontre où les jeunes, de toute catégorie sociale, se retrouvent pour boire un coup, discuter de tout et de rien, bref s’aérer l’esprit. C’est aussi l’endroit idéal pour débattre aisément des sujets politiques, surtout en cette période pré-électorale chahutée.

Pour Evrard Bikorera, 23 ans, ancien grand habitué des ligala, ces lieux sont à bannir, car ce sont de hauts lieux de débauche où se pratiquent tous les vices. Ce n’est pas l’avis d’Ornella Girirembo, François Mukengere et Generose Kakazi. Pour eux, les ligalas ne constituent pas un danger pour la jeunesse s’ils sont bien organisés et réglementés.

Cette édition de Rencontres et Profils est présentée par Clarisse Irakoze de la Radio publique africaine (RPA), une de nos radios partenaires à Bujumbura.

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