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La justice humaine est une affaire de cœur

« Vivre dans les quartiers pauvres et confronté quotidiennement à la misère m’a appris à me battre pour une justice humaine ». Né d’une famille très modeste, Jacques Mukonza s’est vu confronter à des difficultés de la vie. Ce qui a sans doute forgé son caractère et lui a donné le goût d’être utile aux autres.

Aujourd’hui avocat au barreau de Lubumbashi, il a choisi de mettre sa carrière au service des plus pauvres en défendant leurs cas sans exiger d’honoraire. Dans cette émission, le plus jeune avocat du barreau de Lubumbashi nous parle du sens profond de son engagement et de ses ambitions pour la justice congolaise.

Cette édition de Rencontres et Profils est présentée par Razzack SAIZONOU, producteur de l’émission.

Toutes les semaines, #RProfils fait parler les jeunes et aborde les sujets qui font bouger l’Afrique. N’hésitez pas à télécharger les éditions afin de les réécouter ou de les diffuser sur vos ondes.

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En voici quelques extraits, retranscrits ci-dessous :

Razzack Saïzonou : A seulement 26 ans et déjà avocat au barreau. Comment as-tu pu réussir ?

Jacques Mukonza : Bien qu’ayant vécu dans des conditions assez difficiles, j’ai eu la chance d’avoir des parents qui ont veillé sur mon éducation. Aussi élémentaire fut-elle, mais avec ce peu on a su faire beaucoup. Réussir dans les études était donc une tradition chez nous !

Razzack Saïzonou : Est-ce qu’il y a eu quelque chose de particulier qui t’a manqué dans ton enfance et que tu as eu envie de combler en t’orientant vers les études de droit ?

Jacques Mukonza : Au départ je voulais devenir prête. Devenir prête pour réussir, parce que dans nos milieux le prête symbolisait la réussite. Et après il y a eu cette espèce de virage à 90° qui m’a conduit vers la faculté de droit. Cela s’est révélé très intéressant avec cette flamme de justice qui est née en moi….

Razzack Saïzonou : Qu’est-ce que la justice pour le jeune avocat de 26 ans que tu es ?

Jacques Mukonza : La justice humaine telle que moi je la conçois aujourd’hui devrait être une affaire de cœur et non d’esprit. Le juriste devrait avoir en lui cette vocation d’être juriste. Il n’est pas rare de rencontrer un monsieur très consommé dans la science du droit, mais qui se fait corrompre. En ce moment où est la justice où est le droit ?
Razzack Saïzonou : Qu’est-ce que toi, à ton niveau tu fais au quotidien pour mettre en pratique cet idéal que tu défends ?

Jacques Mukonza : En pratique j’essaye à ma manière de répondre au mieux aux exigences de la déontologie et de la morale dans mon métier. Il y a cette voix qui me dit : il y a des gens qui n’ont rien et qui ont besoin que tu sois là pour eux. C’est ça cet idéal qui me passe par la tête.

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