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Abandonner les jeunes, ça se paie cash

Un malaise profond de la jeunesse devient de plus en plus palpable. Ce qui est ni moins ni plus, d’après le blogueur Branly Nzihindura, une conséquence d’un désintérêt manifeste de la  société vis-à-vis de sa jeunesse.

La jeunesse burundaise sombre dans l’incertitude du lendemain. Personne ne se soucie d’elle, apparemment. Elle essaie de se trouver une place mais en vain. Il y a toujours quelqu’un qui étouffe ses cris.  Pourtant, le Burundi a une jeunesse capable. Aux sceptiques de regarder les grands exploits de ceux qui ont eu la « chance » de quitter leur chère patrie, certains à cause de ce  manque de soutien. SaïdoBerahino, la star du football dans la ligue anglaise, Francine Niyonsaba, l’imbattable du 800m,…en sont des preuves vivantes.

L’illusion

La confiance en soi l’emporte sur la confiance en l’Etat. Face au chômage, la jeunesse burundaise  doit être plus sûre d’elle-même. Aujourd’hui plus de 75% des étudiants espèrent décrocher un job dans la fonction publique à la fin de leurs études. Mais malheureusement cela reste juste un souhait, une illusion. Certains finissent par être des agents de sécurité dans les sociétés de gardiennage, malgré leursdiplômes. Je ne méprise aucun travail ni surestime un Diplôme. Seulement, il y a mieux pour un licencié. Il n’a pas décroché son diplôme pour passer toute une journée devant une porte d’une quelconque entreprise remplie de vieux égoïstes, ne se souciant que de leurs intérêts. Cela est une autre forme de fléau, à combattre au même titre que le réchauffement climatique. Si la COP21 se tenait hier en France, il devrait y avoir une autre en Afrique pour parler emploi.

Qu’on le veuille ou non, toute société a besoin d’idées innovatrices pour progresser. Et les jeunes sont les mieux placés à cet effet. Intégrer les jeunes dans le monde contemporain revêt une grande importance. Ce sont eux les pièces maîtresses d’un quelconque changement. Alfonse Karr, romancier et journaliste français de la fin du 19e siècle, le disait : « La jeunesse, c’est l’âge où l’on a le plus de grandeur et de noblesse, l’âge des croyances et de la foi, qui seules engendrent les grandes choses. »

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