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Justice pour nos Komezamahoro

Komezamaroho est la première victime de la contestation au Burundi. Mort très jeune, il est rapidement devenu le symbole des anti troisième mandat du président Nkurunziza. L’invocation de son nom est doublement symbolique. Et malheureusement nous ne connaîtrons peut-être jamais la vérité sur sa mort. Le slameur, Joris Ndorere, demande que justice soit faite pour tous les «Komezamahoro» à travers ce texte.

Par Joris Ndorere

 

Au Burundi tombe une pluie de sang.
Les citoyens crient, personne ne les entend.
Les radios se sont tues et la peur, jour après jour, s’étend.
Le bruit des fusils est perçu telle une mélodie tragique.
Elle annonce la mort d’un voisin, de toute sa famille, souvent.

Le vent qui souffle sur Bujumbura est en colère.
Et les Burundais n’osent même plus chanter leur désespoir.
Ils n’ont plus de spectateurs, ils ont assez chanté comme ça.

Les « gardiens de la sécurité » ont des armes et ils s’en servent.
Ils sont dans nos quartiers, ils ont reçu l’ordre d’étouffer nos cris.
On appelle au secours, et puisque le gaz lacrymogène ne faisait pas d’effet,
Maintenant, c’est un coup de fusil tiré à la tête qui nous calme le mieux, à jamais.

On chante des hymnes de paix, on se défend comme on le peut.
On voulait juste changer de leader, l’actuel a eu son temps.
Le temps de faire ses preuves,
Le temps de bien brouiller des preuves.
Le soleil ne se fait plus attendre et les Burundais ne dorment plus.
Ils sont soudés comme jamais à défendre leur lait et leur miel

Le tambour a fait face au sifflet…
Oui, au sifflet…
Le langage que même les enfants ont appris à comprendre.
Aidez-nous, notre revendication est sans nulle confusion,
Le respect de l’accord d’Arusha et de la constitution.
Oui, mais cela était au tout début.
Aujourd’hui une autre revendication, encore plus forte.
On réclame justice pour nos « KOMEZAMAHORO ».

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Les commentaires récents (1)

  1. « On réclame justice pour nos « KOMEZAMAHORO » ».
    Commentaire :
    C’est juste.
    Depuis que je suis vieux, j’entends une voix qui me dit :
    « La justice n’est pas de ce monde de vision double »
    (La dualité des philosophes et des mystiques).
    Une image vient et se dessine sous mes yeux d’âme,
    C’est le Tai Ji :
    La très magique boule chinoise du Yin et du Yang,
    Riche d’enseignements et de mystères. Elle murmure :
    « Le mal contient en germe sa rétribution, à celui qui l’a commis,
    Et le bien contient en germe sa récompense, à celui qui l’accomplit ».
    Les Burundais Anciens l’auraient aussi perçu,
    Eux qui disaient :
    « Ukora iciza ukagisanga imbere, ukora ikibi kikaguherekeza »
    (tu fais le bien, tu le trouve devant ; tu fais le mal, il te (pour) suit.
    C’est vraiment une des leçons du Tai Ji,
    Qui est aussi la Loi de la Justice juste.
    La loi de compensation, la loi du karma.
    Elle nous interpelle tous,
    A bien faire, à bien parler et à bien penser,
    Afin de rendre justice,
    A la loi d’équilibre, d’ordre et d’harmonie qui régit la Création,
    Et doit prévaloir dans l’humanité si elle veut vivre dans la paix,
    Et le bonheur, « per secula seculorum ».
    Embrassons la citoyenneté mondiale,
    Soyons des citoyens du monde,
    Nourrissons-nous de la culture universelle,
    Orientale, occidentale, africaine et australienne, …
    Et, le bonheur nous sera donné par surcroît.

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