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#ParlonsSolutions : Il n’y a pas de sot métier

Mi-octobre, s’est tenu le troisième forum de la campagne #ParlonsSolutions. Mais cette fois- ci, il a été délocalisé pour se dérouler dans les enceintes du restaurant Villa AD. Des jeunes ambitieux et passionnés s’étaient réunis, une fois de plus, pour proposer des solutions aux problèmes que rencontre la jeunesse du Burundi dans le domaine de l’entrepreneuriat.

Par Dacia Munezero

Malgré un climat menaçant, les participants sont venus à l’heure, au lieu du rendez-vous. Le jardin du restaurant Villa AD tant convoité ne nous servira pas de cadre à cause du ciel gris annonciateur d’une pluie. Rangés autour d’une table, une quinzaine de jeunes vont se lancer dans un débat. La soirée avait pour thème l’« éducation et créativité. » Quatre orateurs étaient présents, au lieu de deux, comme d’habitude.

Florian Nifasha, Fofo pour les intimes, était le premier orateur. Créateur et réalisateur de dessins animés, sa passion pour les dessins a commencé très tôt. Durant son cursus académique, la famille l’a toujours soutenu. « Quand j’ai décidé que j’allais poursuivre mes études académiques en dessin animé en Chine, il n’y avait aucune réticence de la part de mes parents » se rappelle-t-il. Un cas particulier au Burundi.

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En effet, quand on est amené à choisir sa faculté, l’entourage nous pousse souvent à aller dans un domaine dit « noble ». Mais sommes-nous obligés de jeter à la poubelle tous nos rêves et ambitions ? Non. Michael Thayer Kindi, ami de Fofo a poursuivi un chemin opposé.

 

Michael porte plusieurs casquettes artistiques. Danseur-chorégraphe, mannequin, il organise aussi des événements festifs à Pékin où il vit. Mais avant de se lancer dans ce qu’il a toujours voulu faire, Michael a d’abord poursuivi ses études en sciences informatiques afin de pouvoir décrocher « une profession bien rémunérée. » Mais un bon jour, il décide d’exploiter ses talents de danseur et de vivre passion, le mannequinat. « Des amis m’ont encouragé et ma famille m’a soutenu dans ma nouvelle décision », s’était-il réjoui.Michael

Mais est-ce toujours facile de vivre sa passion, son rêve ? « Non » comme le souligne Fofo, en appuyant son ami Michael. Mais autant essayer de se créer des rêves et chercher à les réaliser que de s’asseoir dans un bureau toute sa vie avec un job qu’on n’aime pas. C’est ainsi qu’on a des mauvais employés dans des entreprises et même des fonctionnaires frustrés dans les services publics car ils ne sont pas vraiment à leurs places.

Et l’État dans tout cela ?

« Le gouvernement devrait transformer tout secteur en secteur d’opportunités. Chez nous, les écoles d’art sont encore minimisées. On ne peut pas trouver de docteur en musique, par exemple » lance Rivardo Niyonizigiye, un autre orateur et activiste culturel. Selon lui, seule l’éducation peut faire évoluer le Burundi. Pour cela, un seul remède : le gouvernement devrait reformer ce secteur afin d’abolir l’éducation de formalité et adopter une éducation adaptée aux réalités Burundaises et aux attentes du pays.

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Dans ce processus, le rôle des parents est toujours primordial car ce sont eux qui guident et forcent, des fois, leurs enfants à poursuivre telle ou telle autre faculté. Pour lui, les parents devraient laisser leurs enfants se choisir une filière et ainsi favoriser la créativité et la culture d’excellence.

 

 

Quant à moi, la vie est trop courte pour pouvoir vivre une autre en parallèle. Osons vivre nos rêves!

 

Extrait d’un film réalisé par Fofo en 2013 . Aujourd’hui, il a aiguisé son art.

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Les commentaires récents (2)

  1. En lisant votre article;mon coeur eprouve une joie qui est rare en moi quand je pense à mon pays.Elle donne l’espoir qu’un jour On aura une societé dynamique.Courage mes frères!

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