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Nkurunziza Jean Bosco (1986 – 7 Mai 2015)

La mort de Nkurunziza a complètement paralysé sa famille, ils ne comprennent pas les mobiles de son assassinat et les autorités locales ne donnent aucune explication à part l’arrogante confession de Nestor qui admet l’avoir tué même en face des témoins.

Par Enfants du Pays

Il faisait encore noir quand notre père nous réveilla. En partie, je m’en voulais de lui avoir demandé de nous réveiller tôt le matin …. Il prend tout au sérieux me rappelais-je.Néanmoins, entre mon sommeil et ma paresse, je me suis réveillé en sachant que mon frère et moi-même avions un programme à accomplir. Particulièrement, mon frère devait se rendre très tôt à l’école ce jour pour écrire (passer) l’examen national de Sixième primaire. Quant à moi, j’avais épuisé mon médicament pour le traitement de mes allergies et je devais m’en ravitailler. Je devais accompagner mon frère et en profiter pour aller à l’hôpital étant donné que je n’avais pas cours ce jour-là.

Nous nous sommes apprêtés, avons mangé quelque chose et quitté la maison à Quatre heures du matin. Le parcours menant à notre destination prenait 4 heures de marche, raison pour laquelle nous devions nous réveiller trop tôt. Nous avons traversé ensemble la forêt qui longe notre chemin au bout de laquelle nous nous sommes séparés, chacun prenant la direction qui nous menait à notre destination. Je lui ai souhaité bonne chance pour son examen, et je pris la route qui menait vers l’hôpital de Kibumbu.

J’avais espéré être servi rapidement, je ne voulais pas rester longtemps sur la file d’attente.

J’avais les prescriptions du médecin et ma carte d’assurance qui étaient exigées avant de m’octroyer les médicaments. J’allais aussitôt retourner à la maison et prendre soin du bétail et aider mon père, personne d’autre à part lui n’était resté à la maison.

Sur mon parcours, la route était barrée de morceaux d’arbres qui étaient coupés et placés comme barricades par des manifestants; je me rappelais encore une fois les moments difficiles que traverse notre cher pays. Plus loin et du côté gauche de la route, je vis deux policiers et leur dis bonjour, il était devenu courant de voir des policiers un peu partout sur la route. Lorsque je suis arrivé à la hauteur du troisième policier qui était placé du côté droit de la route, on échangea nos regards, et subitement, j’ai réalisé que je trainais par terre. Il m’avait tiré dessus ….

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