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#ParlonsSolutions : Deux passionnés à la barre !

Un ciel gris annonçait un après-midi pluvieux. Dame pluie, allait être l’élément perturbateur ? Cette fois, il y avait rien à craindre : « Qu’il pleuve, qu’il neige, je ne raterai pas le Forum #ParlonsSolutions », disait un invité répondant à un SMS, peu avant 16h. Confiant cette fois-ci, nous l’étions tous dans notre équipe d’organisation car les retours du premier forum étaient tous encourageant.

Le forum #ParlonsSolutions n’allait certainement pas en pâtir si d’autres invités pensaient de la même manière. Même si le temps semblait ne pas être en accord avec nous, nous gardions espoir que tout allait bien se passer. Et finalement, tout s’était bien. C’était une frayeur de plus qui n’était en fait qu’une tentative de déstabilisation de notre moral.

Qui parlaient solutions ?

Comme d’habitude, nous accueillions deux orateurs. Ce 20 septembre vendredi, nous étions en face de deux artistes qui pouvaient se targuer d’exercer le métier qu’ils ont toujours rêvé : l’art. Un appareil photo pour arrêter le temps, un coup de pinceau pour rendre à la nature ce qui lui appartient, la beauté ou encore des mots pour dissiper les maux. A chacun sa spécialité, dira-t-on.

Le thème de la soirée était en rapport avec la créativité et l’encadrement de la jeunesse. Le résumé du thème était dans les paroles d’Ezéchiel « Un jeune mal préparé sera toujours un danger pour la société. » Quant à Pharman, comme pour appuyer Ezéchiel, il estime que le système de l’éducation n’offre plus un avenir radieux à la jeunesse. Il faut donc, pour lui, penser à un système qui répond aux aspirations du pays. « Un jour, un ancien me révélait qu’il n’aimerait pas être jeune en cette période » confie-t-il à un auditoire conquis par ses témoignages.

On peut vivre de son talent

Avoir un appareil photo ne suffit pas pour avoir de belles images. Il faut aussi avoir une sensibilité pour les belles choses qui nous entoure. « J’ai toujours été choqué par les images sur internet concernant le Burundi. C’est comme si rien de beau ne peut provenir de chez nous», avançait Pharman Nigere

Une question m’étais alors venue à l’esprit : comment des jeunes burundais peuvent avoir autant de passion pour tel ou tel autre art jusqu’à en faire un métier ? Ezéchiel Ndayizeye était lui-même une réponse : « Je vis de mon art. De plus, je suis un touche-à-tout et j’en suis très fier. »

Je croyais qu’ils nous vendaient du rêve, au vrai sens du terme, alors. Comment peut-on vivre de son art au Burundi ? Cette question, nombreux de nos compatriotes se la posent.

Les deux invités constituaient des exemples parlants de cette jeunesse qui veut vivre autrement, de leur passion. Le talent, ils en ont. « J’ai commencé la photographie sans appareil. Aujourd’hui, j’ai mon propre matériel et une entreprise remplissant toutes les conditions légales, » arguait Pharman.

« La persévérance est l’ingrédient le plus important à la réussite », dixit moi-même. Je m’en excuse.

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