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Pour que nos morts vivent éternellement

Depuis le début de cette crise la situation des droits de l’homme s’est beaucoup détériorée. Des médias indépendants ont été réduits au silence. Des activistes de la société civile, des opposants politiques, des journalistes contraints à l’exil. La méfiance s’accentue davantage au sein de la population.

Par Yaga

Les Burundais se sont presque habitués à l’insécurité, même les assassinats ciblés de ces derniers jours ne les empêchent pas de rendre le Burundi vivable et viable. Cela nous empêcherait-il de rendre une vie à nos compatriotes emportés par cette crise ? Non, qu’ils soient « pros » ou « antis » troisième mandat, ce sont des fils et filles d’un même pays. Le devoir de mémoire nous oblige à nous rappeler d’eux pour que pareils évènements ne se reproduisent surtout quand ils sont liés à la politique.

C’est le 26 avril que tout a commencé. Des gens se mettent dans la rue pour revendiquer, des policiers répliquant avec violence faisant des morts et des blessés. Des manifestants, répliquent aussi, à leur tour, par des jets de pierres, brulant des biens et faisant des morts à certains lieux. Il y a eu des blessés dans les deux camps. Il y a eu des déplacés dans les deux camps. Il y a eu des réfugiés. Des biens tant publics que privés ont été vandalisés, détruits depuis lors.
Certaines personnes ont perdu leurs investissements. Contraints à mettre les cadenas sur leurs commerces, ils font une croix « nous ne reviendrons plus jamais. » Combien sont les victimes de cette crise ? Combien d’orphelins comptons-nous aujourd’hui ? Combien de veuves, de veufs dans notre pays liés à cette crise ? A cette question. Aucune réponse.

Que pouvons-nous faire ? Leur rendre une vie éternelle sur la toile. Ils ont laissé des familles qui sont aujourd’hui condamnées à vivre sans eux. Parce qu’il en est toujours ainsi de la politique ? Non, la politique doit mettre l’homme devant ses responsabilités sachant que la vie est sacrée et qu’il est recommandé que « Tu ne tueras point. » Pour les non-croyant, l’article 3 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme pourrait vous inspirer : « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. »

Le projet « Enfant du pays » a entamé un travail similaire mais en mettant un accent particulier sur les cas des jeunes tombés sous les balles de la police. Dans notre cas, la démarche est de parler de toutes les victimes de la crise. En cela, Yaga a scellé un partenariat avec les initiateurs d’ « Enfant du Pays » afin que nous republiions sur notre site des articles sur ces jeunes. Nous republierons donc des portraits venant d’ « Enfant du Pays » que nous compléterons ensuite par les nôtres.

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