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Militons pour le retour de nos médias

En lisant un des billets publié sur Yaga hier, je me suis dit « Houla! On va peut-être  y aller mollo!  Ces journalistes en prennent pour leur grade ». J’ai alors eu quelques questionnements sur nos manières de consommer l’info et l’ intériorisation qu’elle suscite en chacun de nous. Par ailleurs, je note que l’on s’habitue,  petit à petit, à ce manque de pluralisme médiatique. C’est inquiétant.

Par Lony Mugisha

Nos radios et nos émissions préférées qui ont tant construit et tant donné n’existent plus. Je ne comprends pas pourquoi on cherche toujours à dé-légitimer ce métier alors qu’il a déjà montré qu’il peut aider à ce que les Burundais dialoguent (Studio Ijambo, radio Isanganiro,etc.), construisent un avenir commun. Certaines émissions des radios détruites et boycottées par le pouvoir ont rempli de nobles missions de plaidoyer en faveur du respect mutuel, de l’égalité et d’ascension sociale ( Émissions sur le genre, l’ethnie Batwa et j’en passe). Nous devrions « militer » pour le retour de nos radios et non le contraire.

« Faut jamais tirer sur une ambulance »

Donner une opinion en soi n’est pas un problème. Après tout, je donne la mienne à travers ces lignes. Ce que je fustige, c’est notre façon à nous d’activer notre « mémoire sélective ». Pourquoi vouloir à tout prix ne regarder que la paille retranchée dans l’œil de l’autre et omettre de dire que le mal vient également de son champ? En cherchant à incriminer par le terme « fanatique » les médias privés, détruits, martyrisés mais … tant aimés et suivis par des milliers de burundais, l’auteur cache mal son hostilité à une presse libre et indépendante. Par cette unième tentative de vulgarisation du « mot de la paroisse », on voudrait nous faire croire que tous les problèmes qui se posent en ce moment sont dus aux différentes interventions des journalistes des radios privées. C’est pas convainquant!

Par là même, je me demande les raisons véritables qui poussent le pouvoir à harceler des médias qui sont, jusque-là, réduits au silence, en cendre. Ne savent-ils pas qu’il est interdit de tirer sur une ambulance ?

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Les commentaires récents (2)

  1. 1. »Je ne comprends pas pourquoi on cherche toujours à dé-légitimer ce métier .. » :Je n’ai rien voulu délégitimer et surtout pas ce journalisme source d’informations souvent taillées sur mesure selon les penchants sociaux ou politiques. Et s’il s’agissait de le faire, j’ai pris soin de mentionner avec exactitude les événements bien récents qui avaient motivé le choix du qualificatif « fanatique ». Et concernant les avancées que l’on a faites en matière de changement des mentalités,de réconciliation nationale grâce effectivement aux diverses émissions de ces médias,Oui je les félicite et d’ailleurs j’aurais aimé que les « hommes de ces médias continuent dans ce sens là,mais malheureusement, petit à petit,ils ont perdu le sens du professionnalisme et ont opté pour le divisionnisme,le confusionnisme et la manipulation de l’information pour des intérêts loin d’être nationaux et pour leur destruction,il nous faudrait la «  »version des Niyombaristes putschistes » car jusqu’à présent le régime rejette catégoriquement ces accusations.

    2. » Pourquoi vouloir à tout prix ne regarder que la paille retranchée dans l’œil de l’autre et omettre de dire que le mal vient également de son champ? »: Sur ce,je note simplement la recherche vaine des excuses car « le journalisme » est plus qu’un métier.C’est aussi une vie,une philosophie,un engagement,une passion et une vocation. »Celui qui veut faire quelque chose trouve un moyen et celui qui ne veut rien faire trouve une excuse ».

    3. », je me demande les raisons véritables qui poussent le pouvoir à harceler des médias qui sont, jusque-là, réduits au silence, en cendre »: Si vous avez senti en mon billet « un harcèlement envers les médias » c’est que vous vous êtes trompés de personne. Je ne faisais que donner mon avis/appréciation sur les agissements de certains du monde médiatique, ce qui est d’ailleurs du droit et du devoir de tout citoyen Burundais.
    Toutefois,nous devons tous nous mobiliser pour le rétablissement des médias privées libres et professionnels qui n’agissent pas dans l’ombre,qui traitent l’information avec indépendance et dont le professionnalisme est au dessus du sensationnalisme.

  2. Voici par petit point ma réponse :

    1. Tout d’abord, merci de m’avoir lu.J’imagine que ces journalistes doivent connaître les limites de leur métier. Ils ont une ligne éditoriale,un comité de rédaction,etc.
    Qu’il soit devenu une habitude de lire de telles analyses n’est pas anodin non plus. C’est l’ère du moment, celle des postures, y compris la vôtre qui doit-être facilement identifiable et identifiée. Elle est contre les Niyombaristes, …

    2. Donko, pour vous qui publie autre chose que ce que donne le camp du Président n’est pas journaliste. Il y aurait ceux qui invectivent (voir divisent) valablement sans qu’ils se plient à des règles, et d’autres qui doivent rendirent des comptes … Se ranger, se remettre en cause en continu?

    3. J’ose vous croire. Cpdt, si vous adhérez à la diversité médiatique, cessez de vouloir user votre zèle avec des tendances appelant à la haine d’une partie des médias et de journalistes. La paix et la cohésion, ça se travaille et ce n’est pas avec des affrontements entre camps qu’on y arrivera. C’est le dialogue et la reconnaissance des forces (rapports de force, y compris cette presse) à l’oeuvre.

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