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Opinion : du journalisme au fanatisme

« Se tromper est humain mais persévérer dans l’erreur c’est diabolique », a-t-on l’habitude de dire. L’erreur commise terni parfois l’image ou la carrière de celui qui s’est trompé. Mais, nous, public, qui lisons, nous pouvons la prendre pour une simple erreur alors que des fois il s’agit d’un geste ou propos tenu avec conscience.

Par Fridolin Nzambimana

Souvent, il nous est difficile de distinguer certains journalistes ou médias des partisans des partis politiques de l’opposition ou des simples seigneurs des théories divisionnistes. Ce qui est triste est que même en cas de flagrance, nos « Hommes du journalisme » persistent dans l’erreur. Ils invitent leur public à leur prêter main forte en défendant l’indéfendable. capture écran tweet Bob Rugurika

Quand on voit le journaliste Bob Rugurika propager des propos divisionnistes dans un pays comme le nôtre souffrant encore de son passé, je me demande si c’est cela le journalisme.

La Radio Isanganiro sort un article sur les armes saisies dans les enceintes de l’A.S.F (Avocats Sans Frontières) et quelques heures après, l’article perd ses traces sur le site de ladite Radio. Entre-temps, un célèbre photojournaliste explique que l’article d’Isanganiro a été inventé de toutes pièces pour discréditer l’A.S.F et torpiller les activités de ses avocats alors qu’il ne travaille pas pour ce média. 24 heures plus tard, le site d’Isanganiro sort une autre version de l’article avec le même titre que celui supprimé mais dont les faits sont orientés et cités différemment. Est-ce du journalisme ?

collage des deux articles d'Isanganiro

La rédaction du respecté groupe de presse Iwacu, présente une réaction sur les propos du Conseiller Principal chargé de la communication à la présidence. Pour faire valoir une idée qui n’a aucune base factuelle, elle cite un tweet et l’attribue à un « partisan » de ce dernier haut fonctionnaire alors qu’il s’agit d’un opposant radical au gouvernement de Pierre Nkurunziza. Ces cas sont les plus récents et malheureusement déplorable. collage capture

Nous sommes nombreux à plaider pour la liberté de la presse et de la considération du monde médiatique mais le Burundi mérite mieux que ce que l’on voit. Il est vrai que « la perfection n’est pas de ce monde » mais au moins si vous vous trompez quelque part ou si vous vous laissez vaincre par les émotions, reconnaissez-le. Demandez-en pardon parce que vous n’informez pas les chèvres ou moutons. On vous comprendra et cela vous vaudra de l’estime et de la considération.

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Les commentaires récents (2)

  1. Mr Fridolin, tu n’as pas étayé ton argument avec des preuves convainquantes quand tu nous présentes un John Rutuku d’opposant au 3ème mandat de Nkuru.

    Quand il a commenté au tweet de Nyamitwe sur l’article publié par Iwacu, c’était le 2 septembre. Ayant constaté qu’il (John) a déconé, il change de casquette et se fait passé pour un opposant de Nkurunziza, et le 13 septembre (soit 11 jours après) il s’attaque à Lionnel yves Nubwacu (un pro-DD) pour montrer que c’est un opposant au gouvernement.

    Je suis désolé, de te dire que tu n’as pas pu pousser loin ta réfléction…par conséquant tu viens de démontrer noir sur blanc que t’es fanatique aussi. (Un aveugle ne peut pas conduire l’autre…ils finissent tous les deux dans le gouffre).

    1. Merci Landry pour ta réaction sur mon article. Toutefois, je répondrais en un mot de jeter un coup d’oeil sur le compte Twitter de ce Rutuku John, tu verras bien qui il est. Il n’est même pas Burundais pour ton information. Remontez bien de quelques semaines, tu verras bien qu’il n’est pas partisan du pouvoir de Bujumbura. Pour le reste, libre à toi de me juger et me coller des étiquettes sur le front mais au moins vérifies la base de ton jugement pour ne pas se tromper.

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