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Moi président du Burundi, je serai contesté

L’article paru sur Iwacu sur les origines congolaises du controversé premier vice-président burundais, Gaston Sindimwo a été différemment commenté. Certains commentaires étaient d’un niveau bas au point de me demander si on était pas encore à l’âge de la pierre taillée.

La critique ? Je tais. Déjà, le fait de mal parler Kirundi, se paie cash à mon endroit. « Finalement tu es burundais ? » ou encore « ton nom sonne burundais. Es-tu Burundais ? » Voilà ce à quoi ressemble mon quotidien. J’en suis habitué. Mais au début cela paraissait, pour moi, comme une insulte. Elle résonne dans toutes administrations burundaises à chaque fois que j’ai recours à leurs services. Quand on doit renouveler le passeport et que l’administration va jusqu’à me demander la carte d’identité de mon père, c’est sûr que je suis un citoyen de seconde zone. Plus discriminés que les Batwa, j’estime, les Burundais issus des familles mixtes vivent un calvaire sans nom.

Une discrimination silencieuse voulue par les « vrais » burundais ?

Cette polémique, d’un autre âge, née depuis le jour de l’investiture de Gaston Sindimwo, m’a permis de catégoriser ces burundais de « souches ». A force de vivre au quotidien les mêmes scènes, on finit par s’y habituer.

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