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Burundi : attendant le dialogue, un peu d’honnêteté

C’est une histoire récente. Bien récente, vielle de quelques années, cinq ans. Malheureusement, on dirait qu’elle s’est déjà effacée comme de la fumée dans l’espace. En faisant un rétrospectif, cela nous permettra de comprendre les actions et les réactions de certains des acteurs politiques du Burundi.

Par Fridolin Nzambimana

Tout le monde se souvient dans quelles conditions et pour quel but la coalition ADC/IKIBIRI (‘Alliance des Démocrates pour le Changement) a été formée. C’était un assemblage des partis politiques qui avaient crié à la fraude électorale juste après les communales (ce n’était que les communales) en 2010. Le mathématicien de Bururi, Léonard Nyangoma, jurait ses grands dieux qu’il nous fournira des preuves convaincantes de ce que lui et ses alliés qualifiaient de « mascarade électorale ». Une affaire morte à l’état embryonnaire.

Dire que les élections étaient truquées, cela revenait en d’autres termes à rejeter catégoriquement les institutions issues de ces élections. Donc, aux yeux de l’opposition radicale et de la société civile jusqu’au-boutiste, le quinquennat 2010-2015 dirigé par SE Pierre Nkurunziza est illégitime. Par conséquent, pour eux, le mandat 2010-2015 n’a jamais eu lieu. C’est ça qu’on peut facilement comprendre en interprétant le geste qu’ils ont posé en 2010.

Le 26 août fin d’un mandat « illégitime »

Maintenant Nyangoma Léonard, Président du CNARED (Conseil National pour le Respect de l’Accord d’Arusha et la Restauration d’un Etat de Droit), qui clamait haut et fort que les élections étaient frauduleuses, rédige un papier où il reconnaît explicitement que le deuxième mandat légitime de Nkurunziza Pierre prendra fin le 26 août de cette année « il faut qu’il démissionne », dit-il. Dans ce cas, on peut se demander qui offre véritablement la légitimité aux institutions ? N’est-ce pas le peuple qui les élit ? N’est-ce pas la loi et les institutions compétentes pour l’interpréter ?

Aussi, quand est-ce que Nyangoma et compagnie se sont-ils rendus à l’évidence et reconnaître la légitimité des institutions émanant des élections de 2010 ? A moins que quelque chose m’ait échappé. Cette logique est simplement contradictoire. On ne peut pas appeler « légitime » quelque chose qu’on qualifiait d’« illégitime » il y a cinq ans. 20150819060014

Oui, il existe une crise politique liée à la controversabilité du renouvellement du mandat de l’actuel chef d’Etat parce qu’il y a des gens qui étaient décidés depuis quelques années d’en finir avec le régime Bagumyabanga. Malgré le verdict rendu par la Cour Constitutionnelle en faveur de SE Pierre Nkurunziza, ils ont choisi la voie de la violence jusqu’à commettre les actes les plus inhumains et plus barbares en manipulant des jeunes.

Toutefois, même si tous les acteurs concernés doivent s’asseoir et dialoguer franchement, sincèrement, sans exclusivité pour sortir le pays de cette crise, l’honnêteté piloterait les esprits et cela aiderait beaucoup. La majorité de la population a élu Pierre Nkurunziza pour diriger encore un autre mandat. Son élection respecte la loi quoique certains politiciens et activistes des sociétés civiles essaient de s’accrocher désespérément à leur perchoir qui est l’accord d’Arusha. Ce dernier ne peut en aucun cas supplanter la loi fondamentale. Dialoguer de tout mais de grâce respecter la volonté et la souveraineté du peuple.

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Les commentaires récents (9)

  1. Correct me if I am wrong but I don’t see anywhere in his latest paper a mention of 2010-2015 legitimate term. On the other hand, if he did mention that, It does not mean that it is contradictory.
    The fact is a 3rd term by P Nkurunziza is illegal. We all know that members of the constitutional court had to flee following death threats from Pro 3rd term.
    P Nkurunziza rigged 2010 elections and continued his presidency for another 5 years. That should not encourage him to go for another 5. I hope he is smart enough to realise that Burundians will not let him this time. Enough is enough. He is only taking advantage of the lack of education that majority of Burundians suffer from and the lack of access of info after since private medias cannot or hardly broadcast now.
    Please stop pretending that a 3rd term is legal. Be honest with yourself.

    1. Merci de votre vive et vibrante réaction.Dans ce papier de Léonard Nyangoma,certes, il ne mentionne nulle part que le mandat 2010-2015 est légitime mais il le laisse entendre par « le mandat illégitime et illégal ».Pour dire que,pour lui et l’organe qu’il préside,le mandat 2015-2020 que Pierre Nkurunziza cherche est illégitime.Donc qu’il est en d’autres termes en fin de son dernier mandat légitime.
      Pour ce qui est de la légalité du nouveau mandat de Pierre Nkurunziza, cette question a été vidée par la Cour Constitutionnelle et la CENI. Quand vous dites que les membres de ladite cour ont été contraints de valider le mandat par la force, cela en s’appuyant sur les simples propos du fugitif Ex-VP de cette cour, ça amuse et tout le monde.La question qui surviendrait est:qui,parmi le reste des juges,l’aurait envoyé pour parler en son nom?On a pas jusqu’ici eu aucun autre juge qui valide ses propos.Il pourrait dire tout ce qu’il voulait mais sans en apporter des preuves convaincantes,seuls les dupes lui prendraient au serieux.
      Enfin, je te laisse le choix de t’imaginer tout ce que tu veux sur le peuple burundais,mais,crois-moi,il sait ce qui est bon et mauvais pour lui.Ce peuple que tu as tendance malicieusement de mépriser n’a pas hésité à voter pour l’indépendance en 1961 et n’ont pas encore hésité à voter la démocratie en 1993.Il est calme et silencieux mais très mature.

  2. Dans cette article se reflete plutot la malhonnetete de son auteur. Il interprete a sa facon des gestes dans le but d’influencer l’opinion des lecteurs a sa convenance. C’est ce que l’on appele de la manipulation. Il parle d’elections ou « le peuple a decide librement », ou du « verdict rendu par la Cour Constitutionnelle en faveur de SE Pierre Nkurunziza…. », mais se garde de mentionner que ces elections se sont tenues dans des conditions inacceptables, dans un climat de terreur ou tout opposant a une representation du President sortant est traque et elimine, ou toute velleite de manifestation pacifique contre ces abus est reprimee dans le sang et ou « le verdict de la Cour Constitutionnelle » a ete rendu sous les pressions intenses du parti au pouvoir, comme l’a demontre la defection de l’un de ses membres.

    Don’t try to fool anybody, people are aware of what is going on.

    1. Merci de votre réaction.Malheureusement,malgré que vos propos semblent être un peu convaincants,vous en avez aucune preuve.Celui qui a fait défection l’a fait pour lui et lui seul et personne d’autres du reste des juges ne lui a mandaté pour parler en son nom.Pour les élections,en effet c’est ce que le camp adverse voulait:créer de l’insécurité pour terroriser la population et l’empêcher de se rendre aux urnes.Mais,on a vu le contraire.On a vu le peuple déterminé à faire exercer librement et courageusement sa volonté,un peuple décidé de se doter des institutions crédibles par le moyen le plus pacifique et le plus démocratique.Cela se traduit par les taux de participation des divers scrutins.Du reste,je ne vois pas l’importance d’être malhonnête envers les gens ou encore embrasser le chemin de la manipulation,vous avez tort à ce point.

      1. Dans le flagrant delit on n’a pas besoin de preuve, il n’y a qu’a se borner aux faits. Le juge qui a fait defection l’a fait de son propre chef et si sa conscience l’a pousse a le faire il ne lui etait pas necessaire de se faire mandater pour ca. En ce qui concerne les autres juges, prendre la decision de rester ne signifie pas approuver ce qui s’est passe. Ses declarations en tout cas sont sans equivoques, et si il disait faux, les juges a la cour constitutionnelle auraient eu leur mot a dire sur ce sujet(a moins biensur qu’ils soient sous la coupe des apparatchiks du regime, ce qui serait un deni de democratie). En ce qui concerne les elections, nous ne sommes pas dupes. Ceux qui etaient a Bujumbura les premiers jours ont vu des gens sortir dans la rue sans violence, armes seulement de leurs pancartes, pour protester contre une violation grossiere de leur Constitution. Ils ont vu comment les policiers leur ont lance des gaz lacrymogenes. Ils ont vu ces meme policiers leur arroser de balles de 7.62 sans distinction.(Il est clair pour les cyniques que fusils d’assaut et mitrailleuses contre pancartes en carton, le combat etait a armes egales). Et tout ca pour les empecher de s’exprimer librement. Bcps l’ont paye de leurs vies. Et ne parlez pas d’insurrection. Ce qui s’est passe au debut etait purement pacifique. Ce sont les forces de l’ordre, appuyes par des suppletifs venant des milices du parti au pouvoir, qui ont pousse les manifestants a la violence. L’insecurite et le terrorisme ca n’est pas l’opposition qui la cree, c’est ceux qui ont pour mission de proteger les citoyens et qui aujourd’hui s’adonnent a une repression ciblee qui l’ont cree. Et il ne faut pas s’etonner de la suite: pas d’insurrection, mais une rebellion en gestation et des assassinats cibles contre les memes oppresseurs. Quant a ces memes elections, des elections qui ont eu lieu dans la plus grande opacite, avec une participation miserable(contrairement a ce que vous dites plus de la moitie des habitants ne se sont pas exprime) et de nombreuses intimidations, elles ne sont que mascarades et comedies. En atteste le resultat stalinien de celui qui se dit etre le President de la Republique. En un mot cet article est clairement un tissu de faussaires. Et la reponse a mon commentaire en confirme la logique: « saupoudrer les cerveaux » afin de les mettre du cote de l’auteur.

    2. hahahhaa noneho karababanye ubu hoho ko abarahiranye murorera!!!tekereza abatware ntawundi muti ivyo mufuruguta navyo nta kamaro ntaho bizobashikana…mbe ko uvuga ko amatora yabaye aba opposants bose babirukako, wew wahungiye he? ukuri ntiguhungwa guma hamwe abatware…Abarundi baravuze nimwemere iryo bavuze…

      1. « Umukuru w’igihugu » aja kurahira mukanywesi(akataraboneka) nivyo bitwengeje. Nico kimwe n’uwuja kwurushinga mumatualeti, n’akamaramaza. Ahubwo uko kuri muvuga ni kuki abo « bakuru » kubatera ubwoba gushika aho baja kurahira nk’abasuma bivye inkoko? Reka reka songera isibe

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