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« Ils ne seront point célébrés dans nos chants »

Des mots à peine visibles dans une ville de Bujumbura qui fume. Des mots écrits entre les tirs des policiers et les sifflets des veilleurs « kw’irondo ». Des mots qui coulent aux allures d’un torrent des larmes. Et l’auteure n’a que 18 ans !

Par APH

 

 

Dans la torpeur, on s’éveille
Et on va rejoindre ceux qui veillent.
Aujourd’hui, on n’a plus envie de manifester.
On craint ne pas pouvoir résister
Car la bataille semble perdue
Et nos espoirs pendus.

Les policiers, face à nous, tirent
Certains, bien volontiers, d’autres avec soupirs
Ce sont les méchants de nos contes d’enfants.
Ils ne seront point célébrés dans nos chants.

Quant à vous, héros;
Vous serez auteurs d’un renouveau.
Certains seront appelés martyrs
Quand des gens se mettront à vous trahir.

Notre refus de vivre par le fer
Altère atmosphère
Pneus brulés.
Personnes tuées.

Notre maison , le BSR
Y logent frères et sœurs.

Ce mouvement sera historique
Car sans être magique,

Il est déjà inoubliable…

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Les commentaires récents (2)

  1. Quand le vent du changement a déjà commencé à souffler personne ne peut l’arrêter.
    Malheureusement la démocratie broie ses héros qui jouissent rarement le fruit de leur bravoure.Rwagasore,Ngendandumwe, Ndadaye pour ne citer qu’eux nous le prouve.Ne vous découragez pas. Personne n’a la force d’arrêter la dynamique du changement. En avant marche la lutte continue.

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