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À nous de jouer

Ceux qui sont contre le troisième mandat sont très déçus par les conclusions du sommet de Dar es Salaam. Moi je ne suis pas déçu du tout, parce que je n’en attendais pas davantage.

Les chefs d’État de la région ont fait ce qu’ils pouvaient. Ils ont demandé le report des élections d’au moins un mois et demi. C’est une manière de dire : les élections sont impossibles dans les conditions actuelles.

Elles sont impossibles, dans la mesure où seul le parti au pouvoir fait campagne. Elles sont impossibles tant qu’il n’y a pas de dialogue franc entre le pouvoir et l’opposition. Elles sont impossible, tant que des centaines de milliers de Burundais continuent à fuir le pays vers les pays voisins. Elles sont impossibles tant que Bujumbura brûle. Elles sont impossibles tant que des gens continuent à être massacrés pour avoir exprimé leurs opinions.

Les chefs d’État de la région veulent que les Burundais se donnent du temps pour pouvoir trouver un terrain d’entente, le minimum possible pour avoir une élection digne de ce nom.

Il était quand-même naïf de s’attendre à ce qu’Uhuru Kenyatta ou Jakaya Kikwete dise : « Nkurunziza, dégage ! » Ils ne peuvent pas non plus organiser de bonnes élections à notre place. Ça, c’est notre rôle. C’est le rôle des Burundais eux-mêmes. La balle est dans notre camp !

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