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Burundi : la marmite peut déborder

Alors que la crise politique bat toujours son plein au Burundi, les présidents des pays voisins sont en droit de s’inquiéter. Aucun d’entre eux ne souhaite que cette situation se propage dans leur pays, même si les conséquences de celle-ci se font déjà sentir.

De nombreux Burundais ont pris la fuite ces dix derniers jours. Au 8 mai, les Nations Unies dénombraient 17 696 personnes ayant fui en Tanzanie, 25 004 au Rwanda et près de 8 000 étant entrés en République démocratique du Congo. La plupart des réfugiés sont des enfants, parfois non-accompagnés, et des femmes.

Ce vendredi, le président rwandais Paul Kagame a critiqué ouvertement le comportement de son homologue burundais Pierre Nkurunziza. « Si vos propres concitoyens vous disent : « nous ne voulons pas que vous fassiez ça ou que vous nous dirigiez », peut-être sont-ils en train de dire que vous n’avez pas fait assez pour eux, a-t-il déclaré. Comment pouvez-vous alors dire : « je reste, que vous vouliez de moi ou non » ? » Ces paroles ont été filmées et publiées ensuite sur les réseaux sociaux par la présidence rwandaise.

De son côté, la Tanzanie accueille le 13 mai prochain un sommet extraordinaire de la Communauté d’Afrique de l’Est. Le président congolais Joseph Kabila ne s’est, en revanche, pas exprimé sur la situation.

Les trois pays voisins du Burundi devront organiser prochainement leur propre élection présidentielle. La Tanzanie en octobre 2015, la RDC en novembre 2016 et le Rwanda en 2017. Une crise politique touchant la région pourrait donc mettre en péril le bon déroulement de tous ces scutins.

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