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Chaque problème d’un Africain est une idée d’entreprise(1/4)

Dans une série de 4 billets, le blogueur et spécialiste des technologies de l’information, Florent Youzan, présente comment les africains peuvent détourner leurs « problèmes » en idées d’entreprises.

Retrouvez ici les trois autres billets de la série. 

J’ai eu l’honneur le samedi 24 août 2013 dernier, d’être le parrain de la 5ème promotion d’ingénieurs en sciences informatiques (Développement d’application et réseaux télécommunication) de l’Institut des technologies d’Abidjan. Cette cérémonie de baptême a commencé par deux communications ; la première était animée par l’Agence d’étude et de promotion de l’emploi et portait sur : « Les Techniques de recherche d’emploi », et la deuxième que j’ai pour ma part animée s’articulait autour du thème : « L’entrepreneuriat comme alternative pour l’insertion des Jeunes diplômés. »

C’est donc avec beaucoup d’enthousiasme que j’ai débuté ma communication et surtout que cela me donnait encore une fois l’occasion de communier avec ces jeunes diplômés ; mais sans m’en rendre compte, cette communication était très attendue par l’assistance composée d’étudiants, de parents d’étudiants, de professionnels, d’enseignants et de plusieurs acteurs de la communauté web ivoirienne.

L’entrepreneuriat, une alternative
La première question que se posait certainement mon auditoire et que je m’imaginais aussi était : pourquoi parle-t-il d’entrepreneuriat à des jeunes que l’on forme pour intégrer des entreprises. Pour situer les enjeux de ma communication, j’ai donc commencé mon propos par un état des lieux qui n’est rien d’autre que des statistiques fournies par l’Agence d’étude et de promotion de l’emploi (AGEPE) en Côte d’Ivoire.

Selon ces chiffres officiels, 42,9 % des titulaires du Master sont sans emplois, 23,9 % des titulaires du DESS sont au chômage, 21,3 % des ingénieurs sont au chômage, 35,7 % des titulaires du BTS sont sans emplois et pour finir 27,8 % des diplômés du DUT (Diplôme universitaire de technologie) se cherchent encore une place à l’ombre.

Après la présentation de ces statistiques qui échappent malheureusement à notre attention constructive, c’est un silence de cathédrale dans la salle. Mon intention n’était pas de choquer, mais de présenter des faits ! Alors devant cette réalité, que faire ? L’entrepreneuriat se présente pour moi comme une alternative.

« Sois le changement que tu veux voir dans le monde… »
Beaucoup d’africains en général et d’ivoiriens en particulier pointent du doigt les gouvernants et exigent d’eux de changer le monde et surtout de trouver une solution à la grosse crise de l’emploi. Mais j’ai invité mes filleuls à devenir des citoyens pro-actifs, qui réfléchissent sur la problématique de l’emploi en Afrique et qui trouvent des alternatives. Ils doivent selon moi s’attaquer aux problèmes de l’emploi , ils doivent décider de commencer à mettre en œuvre quelque chose. Ils doivent tout simplement entreprendre ! Et comme le disait Gandhi : « Sois le changement que tu veux voir dans le monde… »

L’entrepreneuriat est une aventure et toute aventure commence par une idée ; alors, une autre interrogation envahie l’assemblée : « Comment avoir une idée d’entreprise. » Cette question revient à chaque fois et ma réponse a toujours choqué les uns et les autres. J’explique donc à mon auditoire que chaque problème d’un africain est une idée d’entreprise.

Comment ça ?! s’interroge, un jeune homme assis au premier rang.

Trois exemples : les toilettes publiques, la faim et les transports
J’invite donc toute l’assistance à se soumettre à un exercice pratique. Et pour cela, je demande aux participants de me présenter quelques problèmes qu’ils vivent au quotidien. Trois volontaires se tiennent débout, pour nous proposer des problèmes ; le premier nous parle de la difficulté qu’ont les ivoiriens à localiser une toilette publique au Plateau qui est le centre des affaires d’Abidjan.

Le deuxième nous explique que les africains ont faim tout simplement et enfin le dernier intervenant nous présente les difficultés de transport sur Abidjan. Après la présentation de ces trois problèmes qui en effet sont des réalités à Abidjan et dans certaines capitales africaines, toute l’assistance attend que j’expose des idées d’entreprises… que vous pourrez commencer à découvrir la semaine prochaine dans mon prochain billet !

Une première version de cet article a été publiée sur le blog de son auteur

Retrouvez ici les trois autres billets de la série.

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