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Photo d'illustration: ©Wikimedia

Être médecin est avant tout un sacrifice

La médecine exerce un attrait indéniable sur les jeunes étudiants burundais. Pourtant, comme le soulève le blogueur Franck Nziza, avant de s’engager il faudrait prendre en compte les conséquences de ce choix, car selon lui, ce travail s’apparenterait plus à un sacerdoce, qu’à un emploi de rêve.

La médecine est probablement l’un des plus vieux métiers du monde. Se pratiquant dans la société, elle n’a pas échappé aux tendances cupides qui conduisent certains médecins à s’écarter du droit chemin en reléguant au second plan quelques-unes de leurs responsabilités. Pourtant, l’esprit qui doit animer un médecin ne devrait jamais changer : l’amour et le sacrifice doivent être ses leitmotivs.

Cela m’amène à tenter de briser le mythe de l’eldorado censé se trouver au bout des études de médecine. Dans ce domaine, pas de costume-cravate, ni bureau climatisé. Au contraire, on donne plus qu’on ne reçoit. Le serment de Genève engage et marque le début solennel de ce sacerdoce.

Un parcours du combattant

Au-delà de l’engouement que suscitent les études de médecine auprès des jeunes depuis des années, il convient de jeter un regard sur le revers de la médaille. La médecine est l’une de ces professions qui peuvent transformer une vie toute entière en un chemin de croix. En souffrir ou pas, tout est question d’attitude.

Côtoyer la vie et la mort. Voici les mots qui pourraient résumer ce parcours du combattant.

A la maternité règne cette souffrance maternelle liée à l’accouchement le plus souvent supplantée par la joie que procure la naissance d’un enfant. En pédiatrie, on retrouve cette ambiance qui fait découvrir le bonheur que procure un enfant mais aussi le stress qui va avec. La chirurgie, cette discipline qui met à découvert la fragilité de la vie humaine. Cette vie qui ne tient finalement qu’à un fil quand on la regarde de plus près. La neurologie, la cardiologie, la pneumologie, la gastro-entérologie… autant de spécialités délicates les unes que les autres, nécessitant tact et rapidité d’action.

Cette proximité quasi-permanente avec le sang, l’urine, et autres fluides biologiques des malades expose le médecin au risque d’attraper des maladies parfois même très graves comme le VIH/SIDA, la tuberculose ou les hépatites ; les mesures de sécurité n’étant pas toujours de rigueur dans les pays en voie de développement comme le Burundi.

Travailler les weekends, la nuit, les jours fériés. En temps de paix ou en pleine crise, il y a toujours un « sale boulot » que personne ne voudrait faire mais qui doit-être fait.

Bref, un homme averti en vaut deux. Que cela soit clair : l’art de soigner est passionnant à condition d’adopter un style de vie qui s’y prête. Après tout ne dit-on pas que la vie n’a pas de prix. Le fait d’en sauver une, a toujours un charme particulier.

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