noel
Photo d'illustration: ©Yaga

Les Noëls de nos jours ne sont pas fameux

D’après Tanguy Irangabiye, fêter noël aujourd’hui n’a rien de commun avec les années antérieures. Les choses ont changé et le blogueur pointe du doigt la vie chère et la situation sécuritaire du pays.

Depuis la nuit des temps, la fête de Noël est un moment d’allégresse pour les gens, surtout les enfants. Les familles se réunissent, chez un oncle, chez une tante, ou chez un grand-père pour que les cousins puissent se rencontrer et jouer.

Avant, quand Noël approchait, les parents disaient souvent à leurs enfants : « Ukazana amanota mabi ntituzojana kwa ba Nono. » (Si jamais tu as de mauvais résultats à l’école, tu ne viendras pas avec nous quand nous irons voir  Nono). C’est là que l’on pouvait sentir l’importance de noël. Après cette petite menace, l’enfant devenait tout d’un coup exemplaire. Il faisait ses devoirs sans contrainte, prenait sa douche sans faire de caprice et ne se battait plus avec ses camarades de classe de peur de mettre en colère son papa ou sa maman, au pire les deux à la fois.

Tout a changé

Quand Noël arrivait, elle venait avec de nouveaux habits pour les enfants et un sapin. Mais ces dernières années, le sapin de noël ne se retrouve que dans les églises, les banques et quelques supermarchés à cause de  la fameuse «  vie chère ». L’autre paramètre qui a démystifié le jour de noël est l’insécurité dans les quartiers « qui ont manqué de respect aux dirigeants du pays ».

A partir de 18 heures les gens rentrent à la maison à cause de l’explosion qui s’est produite la veille ou des tirs nourris qui ont retentis l’avant-veille, alors que c’était le moment propice au jeu de cache-cache pour les enfants. Autrefois, on rentrait à 23 heures endormis dans les bras de nos parents, épuisés d’avoir joué plus de 8 heures sans relâche.

Les noëls de nos jours ne sont pas aussi fameux. Il n’y a ni nouveaux habits pour les enfants, ni de sapins de noël. Par contre, il y’a beaucoup de barrières policières… Plus rien n’est comme avant 2005.

Mais restons optimistes ! Peut-être que dans cinq petites années, le bon vieux temps reviendra avec tout ce qu’il a emporté et l’on revivra notre jeunesse.

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